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Naissance d'une commune
La presqu'île de Gâvre, composée de deux village: Gâvre (Porh Guerh et le Léno) et Ban-Gâvre, fait parie de la commune de Riantec. Le développement de l'urbanisation dans les villages de Gâvre et de Ban-Gâvre motive dès la fin des années 1830, la demande des habitants d'être détachés de Riantec. Cette demande est justifiée cpar l'éloignement du bourg et de la difficulté de traiter les affaires politiques, civiles etv religieuses.
1838
Le 30 mars 1838, les habitants de la presqu'île réclament la réunion de Gâvre et de Ban-Gâvre à la commune de Port-Louis. Quelques mois plus tard, le Préfet accède à leur demande et déclenche une enquête publique pour résoudre ce dossier. Les auditions se déroulent au bourg de RIANTEC. Avis émis pendant l'enquête pour quitter la commune de Riantec: Peu d'avis à part les signataires de la demande. Leurs motivations pour le choix de Port-Louis: - Ecoles et instruction de la jeunesse plus facile - Accès aux soins, consultation du médecin de la marine - Hospice pour les anciens.
1865
Après l'échec de 1838 et suite à la création de la commune d'Etel en 1850 (détachement d'Etel du territoire communal d'Erdeven), une nouvelle requête est présentée, prenant exemple sur Etel, de créer une nouvelle commune: Gâvre. En octobre 1865, les villageois motivent leur demande d'autonomie sur le fait que le village de Gâvre possédait un lieu de culte, la chapelle saint-Gildas et une maison pour y implanter la mairie. Les ressources financières ne faisaient pas défaut et un propriètaire est disposé à céder une parcelle de terrain pour y implanter le cimetière. La recherche de locaux pour y installer l'école ne poserait pas de difficultés particuliaires.
1867
1er février 1867: Après deux ans d'attente, les villageois prenaient connaissance du Décret de Napoléon III, empereur des Français. 28 avril 1867: le nouveau statut de la commune de la presqu'île étant acquis, 190 électeurs du sexe masculin sont conviés le 28 avril 1867, pour élire, parmi 15 postulants, les 12 premiers conseillers municiapux de la commune. 107 électeurs se présenteront aux urnes. Le 29 mai 1867, le sous-préfet nomme: Monsieur Pierre CADORET "intelligent et instruit" maire de la commune de Gâvre. Monsieur Nicolas CORVEC, marin pêcheur "très considéré et influent", adjoint. Le 9 juin 1867: En vertu de l'autorisation de Monsieur le Préfet, Monsieur Pierre CADORET convoque le Conseil Municipal à une session extraordinaire. Le 16 juin 1867: Première séance du premier Conseil Municipal da la commune.
Le 1er septembre 1867: Le conseil vote un premier budget déséquilibré. Il escompte que le déicit de 610 francs serait couvert par une imposition extraordinaire portée au budget de la commune de Riantec.
1868, 1869, 1870 des débuts difficiles.
La première naissance inscrite sur le registre d'état civil de la jeune commune est celle de Mélanie Marie Le Luc, le 28 janvier 1868, fille d'un marin pêcheur. Devenue Madame MOLO, elle a tenu le bureau de tabac vers les années 1950.
Le cimetière.
Louison THOMAS, Jean BOZEC e son épouse Marie-Louise MOLLO ont fait donation de terrains afin d'implanter un cimetière, terrain de 770m2, situé près de la presse de Monsieur SOYNIE.
L'Ecole
En 1868, le conseil met tout en oeuvre pour créer une école mixte. La loi Guizot de 1833 donne naissance à l'enseignement primaire public: "Toute commune est tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisines, d'entretenir au moins une école primaire élémentaire" (Article 9). En juillet 1869, le plan de financement pour la construction d'une école pour les garçons et les filles est arrêté; le coût total de l'investissement se chiffre à 18 570 francs dont plus de 60% est financé par les habitants (Quêtes ou souscriptions volontaires). En 1870, ce projet est constesté au niveau préfectoral. Après quelques mois de réflexions, le conseil municipal ne donne pas suite à son projet et prend conscience que les finances locales ne leur permettent pas de construire cet établissement. La volonté d'ouvrir une école reste l'une des priorités de la municipalité. A Ban Gâvre, Monsieur Junior ANTOINE dispose d'une maison. Afin d'ouvrir cette école, le conseil demande au préfet un accord pour conclure un bail avec l'intéressé et de pouvoir aux dépenses de l'école communale. Pour assurer l'enseignement, le maire signe un traité avec la congrégation des filles de Jésus établie à Kermaria en Locminé.
1871 L'ECOLE
Le 1er mars 1871, une école publique mixte ouvre ses portes. La congrégation des filles de Jésus s'engage, de son côté, de placer autant de soeurs que les besoins de l'école communale le nécessiteront et à adjoindre à la communauté une soeur pour visiter les malades et les soigner. Quatre religieuses s'installent à la communauté Saint-Joseph de Gâvres pour la rentrée de septembre 1871.
Le 23 juin 1872, le conseil municipal demande la création d'une école de garçons. A la rentrée de septembre, l'école est dédoublée, mais toujours dans les mêmes locaux. La nouvelle école ouvre ses portes le 20 septembre 1873, les travaux de construction du nouvel établissement ont été réalisés par Monsieur VANNIER de Port-Louis. Un nouvel instituteur est nommé.
Pour rester dans la commune de RIANTEC:
Beaucoup d'avis favorables pour le maintien des deux villages à la commune de Riantec. Accès à Riantec toujours possible de jour comme de nuit: "à marée basse, il existe plusieurs gués qu'on traverse facilement de jour et de nuit sans aucun danger." Les habitants de Port-Louis sont des citadins, ceux de Riantec sont des Paysans et des Marins. Riantec est leur commune: "Je suis de la commune de Riantec, tous mes parents ont été enterrés dans le cimetière du bourg et le veux y être enterré moi-même. Je suis né à Riantec et je veux y mourir."
Conclusion de l'enquête:
La volonté générale des habitants des villages de Gâvres est de rester dans la commune de Riantec.
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